Monuments Men (critique)

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« Monuments Men » est un film américain de George Clooney, avec Matt Damon, Cate Blanchett, Bill Murray, John Goodman…Il retrace notamment l’histoire des « Monument Men », une escouade formée en 1944, chargée de récupérer des œuvres d’arts volés par les Nazis. Le film s’inspire librement de faits réels.

Le film s’annonçait pourtant bien: un scénario basé sur des faits historiques aussi intéressants que méconnus, un casting cinq étoiles, Clooney à la réalisation (on m’a dit du bien de ses précédents films) et un ptit coté « Inglorious Basterds »..Et malheureusement, c’est le ratage total. Le ton du film est vraiment étrange, on enchaîne des petites scènes comiques, puis des moments dramatiques sans crier gare ! Monuments Men manque continuellement d’envergure et d’enjeux, préférant répéter bêtement que « les œuvres sont importantes pour la civilisation » sans développer d’avantage le propos. Beaucoup de paraphrases donc dans les dialogues, mes profs n’auraient jamais laissés passer ça ! Les personnages n’ont aucune personnalité, si ce n’est celle de leurs acteurs. Jean Dujardin fait du Jean Dujardin. Bill Murray se caricature, etc…Jusqu’à ce type avec des lunettes qui me fait penser à Jamy de C’est pas sorcier ! Quand à la réalisation; elle est molle et plate, et le film ne décolle vraiment pas. Les personnages vont de lieux en lieux, trouvent des œuvres et continuent leur chemin sans que cela ne change grand-chose au récit.

Clooney tente bien de créer un élan dramatique en faisant mourir (ridiculement) certains de ses personnages mais ça ne marche pas. De plus, la guerre ne semble « pas si terrible » dans cette ambiance digne de la 7eme compagnie (et dieu sait que je déteste ce film !). Même les nazis ne sont pas assez…nazis !  La Bande originale n’a rien d’originale, se contente de nous balancer des sonorités sans réel thème marquant.  Je m’attendais à autre chose en allant voir ce film; à quelque chose de plus épique, de plus commémoratif.  Surtout pour un film qui raconte à l’origine une histoire vraie. Le sujet était vachement bien, on oublie souvent quand on traite de la guerre, la mise en danger de cet inestimable patrimoine culturel.  Le film est presque pénible à suivre, pas forcément hilarant et ne nous apprends rien. Visiblement Clooney voulait juste faire un film en costumes avec ses potes. Je préféré quand il fait le café.

(Warning : cette blague a été être faite par tout le monde)

Le Verdict: UN PEU ZÉRO !

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300, la naissance d’un empire (critique)

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300: Rise of an Empire est un film réalisé par Noam Murro, avec Sullivan Stapleton et Eva Green, produit par Zack et Deborah Snyder. Il narre l’affrontement naval entre l’armée Grecque menée par Themistocle et la flotte de l’empire Perse dirigée par Artémise.  Comme le premier film, cet épisode se déroule dans une antiquité fantasmée et ultra stylisée, crée par l’auteur de comics Frank Miller.

Ce projet était horriblement casse gueule: 300 est pour moi un film culte, remplit de moments forts et de punchlines inoubliables. « TONIGHT, WE DINE IN HELL » qu’ils disaient avant de passer à table.  Et je ne voyais vraiment pas comment ils arriveraient à nous proposer une suite potable. Surtout sans Zack Snyder aux commandes. La première bande-annonce ne faisait d’ailleurs pas franchement envie ! Finalement, ce 300 « 2 » est une bonne surprise. Sans égaler le premier épisode, on retrouve avec plaisir les principaux protagonistes du premier opus (en guest star), les ralentis stylés, les paires de boobs et cet univers si particulier bourrés d’effets visuels. Esthétiquement, le film est toujours une réussite, en particulier le design de la culture perse.

Cependant; l’ersatz de Gerard Butler ne fait pas le poids face à la comparaison et le scénario, peu devellopé, a pour effet collatéral de dédramatiser totalement l’enjeu du premier film. Les Grecs ne sont pas les légendaires Spartiates et ça se ressent. Le scénario se calque trop sur le déroulement du premier, comme le rythme de la bataille, ou les personnages (le père et son fils se battant ensemble par exemple, dont les rôles sont ici inversés) Quant au sous-titre « Rise of an Empire », il a probablement du être trouvé à l’arrache, car même si les scènes en Perse sont excellentes, elles durent genre 10 min max ! Heureusement, Eva Green jouant le rôle de l’antagoniste, est particulièrement charismatique (comme souvent d’ailleurs) et les scènes de batailles sont toujours aussi jouissives. Bourrin et régressif (mais assumé), c’est malgré tout le film que j’attendais. Ce second opus fait bien le job, sans égaler l’original. Concernant la 3D, je l’ai trouvé vraiment réussie, bien que le réalisateur abuse des effets de particules: il en a foutu partout !

 Le verdict : BIEN SYMPA !

Hunger Games: l’embrasement (critique)

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On m’a longtemps présenté le premier Hunger Games (réalisé par Gary Ross) comme un « Battle royale  du pauvre à la sauce Twilight », description qui ne donnait pas franchement envie ! J’ai vu le film il y a quelques semaines, et j’ai pourtant été agréablement surpris. Déjà, parce que le film est très correct : plutôt bien dirigé et plaisant à suivre, il s’adresse assurément aux ados autant qu’aux adultes. D’autre part, parce que le concept développé n’a au final rien à voir avec Battle Royale : le jeu n’étant qu’un des rouages de l’intrigue et les thématiques étant bien différentes. Après le visionnage, j’avais donc bien envie de voir le deuxième opus afin de savoir la suite. Vendredi soir, il y avait foule au cinéma. Et moi qui pensait que les gens seraient tous sagement devant leur PlayStation 4 !

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Hunger Games : L’embrassement est clairement une bonne suite. Cette fois, j’ai trouvé que le scénario prenait une tournure vraiment intéressante, en s’attardant notamment sur les conséquences des actes de Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence) sur le monde de Panem. L’héroïne devient en effet malgré elle le symbole d’une révolte violente et hors de contrôle. Le thème de la manipulation médiatique et de la propagande est également au cœur de film, montrant un président Snow (Donald Sutherland) prêt à tout pour maintenir l’ordre. L’expression issue de la Rome Antique « Que veux le peuple ? Du pain et des jeux ! » prends tout son sens dans l’univers de Hunger Games, qui abuse de jeux et de spectacles pour endormir les aspirations des citoyens, l’autorité frappant réellement hors des caméras. Les personnages (surtout des jeunes adultes) réagissent avec justesse, et hormis le triangle amoureux un peu mièvre, on est loin de la stupidité d’un film « pour ados ». Le casting est presque impeccable, Jennifer Lawrence en tête, mais aussi Stanley Tucci et Philip Seymour Hoffman toujours bons. Cette suite est aussi plus sombre, plus violence que le premier opus. Oui, violente. Beaucoup de gens pensent que la violence, c’est forcément quand on voit du sang. Ici, classement oblige, il n’y a pas de scènes gores, et les gens meurent « proprement » Cela n’empêche pas l’existence de scènes assez brutales qui accentue la gravité des événements.

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Sale et flamboyant à la fois, l’univers futuriste de Hunger Games est d’ailleurs très proche de l’idée que l’on a de l’empire romain et des pratiques de l’époque (orgies, jeux à morts dans des arènes, provinces…) Même le design architectural s’en inspire grandement, notamment la scène de la présentation des candidats qui se déroule dans un lieu ressemblant à s’y méprendre à un cirque romain. Dommage que le background ne soit encore pas assez développé à mon goût, j’aurais aimé en voir plus du capitole, des autres districts, voir les grands dirigeants…) J’ai étrangement une fascination pour les œuvres qui dépeignent les mécanismes du totalitarisme ! La direction artistique est malheureusement inégale : les décors sont globalement peu inspirés (à la Equilibrium), quand les costumes sont tout bonnement incroyables. J’adore notamment les vêtements crées pour le personnage de Effie Trinket (Elizabeth Banks). Les goûts et les couleurs, j’apprécie toujours l’extravagance vestimentaire dans la Science fiction. La mise en scène du film est efficace, mais trop classique. J’aurais aimé quelque chose de plus ambitieux, et plus épique. Plus de plans larges par exemple. Comme si le budget était toujours un peu juste.

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Globalement, j’ai beaucoup apprécié ce second volet, qui compote quelques soucis (un peu mal rythmé, montage..) mais qui reste très agréable et prenant. Je suis très curieux de voir les deux prochains films.

Le verdict : BIEN SYMPA !

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Critique: Happiness Therapy

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Sous ses airs de comédie US un peu « vu et revu » se cache un vrai bon film.

Contrairement à ce que la Bande annonce ou même l’affiche laissait penser, Happiness Therapy est d’avantage une histoire (d’amour) dramatique qu’une comédie américaine simpliste. A la vue du titre français (encore une fois, un retitrage faussement anglais à la con) on se dit « C’est un nouveau YesMan ou quoi ? » « Happy Man ? » Si le scénario est effectivement assez basique « sur le papier » et s’il peu semblé orienté vers le public féminin, son traitement est pourtant d’excellente facture. Bons dialogues, bons acteurs (Bradley Cooper, que l’on voit d’ordinaire dans des rôles plus légers de « bogoss marrant », Robert De Niro: toujours aussi bon) et bons choix artistiques. Les fesses de Jennifer Lawrence en pantalon moulant, très bien aussi.

En fait, la surprise pour moi, c’est le scénario qui est très bien raconté. En voyant le synopsis et le casting, je m’attendais à quelque chose de plus romancé: le bon gars américain qui veut récupérer sa femme. Pleins de bons sentiments, une petite morale. Emballé, c’est pesé (le film, pas la femme) Et en fait, non ! Honnêtement, seule la fin fait un peu cliché. Le début du film est d’ailleurs plutôt déstabilisant. On y trouve Pat (Bradley Cooper) sortant d’un centre médical genre asile, après une longue hospitalisation. On sait pas trop pourquoi d’ailleurs. Il y a une certain flou, manifestement voulu par le réalisateur. Il se trouve que ce personnage est atteins de vrais troubles mentaux, et qui ne sont pas traités dans le film de façon cool ou amusante. Un passage est même vraiment violent. Il y a effectivement une vraie gravité dans le ton global du film, et une certaine violence, subtilement évoqué par le « Love hurts » présent sur l’affiche US.

SILVER LININGS PLAYBOOK

Dans la seconde partie, le film évolue et devient un peu plus « joyeux » mais c’est pas non plus une grosse marrade. Il y a tout de même un petit ressort comique, qui vient du personnage de Danny (Chris Tucker) et du policier. Malgré cela, ce que j’ai aimé, c’est qu’il existe une vrai cohérence dans l’histoire qui nous est raconté. Et je me suis senti proche du personnage principal, même si l’on a parfois du mal à le cerner. Après avoir vu le film, le titre français du film me semble encore plus trompeur. Le coté « positive attitude » (cher à l’ancien premier ministre J-P Raffarin) est finalement peu présent.

Il faut également saluer la réalisation de David O’Russell, qui fut notamment à l’œuvre sur The Fighter (avec la superbe Amy Adams, allez voir ça tout de suite !) Il devait massacrer Uncharted au cinéma, mais fait décidément de bons films. La mise en scène est la force du film. Elle est brillante, sans être folle ou trop marquée: elle est sobre, efficace, subtile. Il y a un coté « caméra à l’épaule » sans en faire trop. Voila, une vision d’auteur, sans en faire trop. J’ai également apprécié le travail sur la lumière, qui donne une image plus réaliste que d’habitude, sans faire « On à pris une caméra du pauvre acheté sur leboincoin pour faire plus réaliste, lol » Le film à beau être long, je n’ai pas vu le temps passer. Déception : la rouquine Brea Bee apparaît très peu à l’écran.

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Bref, si vous voulez passer un bon moment, avec un film bien foutu (et oui les potes), je vous conseille vraiment d’aller voir Happiness Therapy (Silver Linings Playbook) Une vraie bonne surprise pour débuter l’année 2013.