La Planète des singes : l’Affrontement (critique)

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La Planète des Singes: l’Affrontement (Dawn of the Planet of the Apes) est un film américain de Science-Fiction, réalisé par Matt Reeves, avec Andy Serkis, Jason Clarke et Gary Oldman. Se déroulant dix ans après les événements de La Planète des Singes: Les Origines, ce nouvel épisode met en scène deux factions au bord de l’affrontement: d’un coté un groupe d’êtres humains ayant survécu au virus décimant l’espèce humaine, de l’autre une tribu de singes intelligents vivant dans la forêt de San Francisco et menés par le chimpanzé César.

Ayant bien aimé le premier opus, et alléché par les bandes annonces SO EPIC (avec la petite musique au piano et des singes surexcités qui chargent à cheval), je me suis rendu au cinéma il y a quelques jours voir ce nouvel épisode. Au vu de la promo, on pouvait craindre un film manichéen assez con (mais plutôt spectaculaire). Dawn of the Planet of the Apes est pourtant plus intéressant que prévu.

Alors oui, le scénario en lui même n’a rien de très fou et oui les rebondissements sont souvent un peu gros (vous la sentez, le malentendu qui va enflammer la poudrière ?) mais son traitement est vraiment poignant. Comprenez, la trame de fond est basique, mais la façon de le raconter est classe. Le rythme du film est d’ailleurs un peu lent, prenant le temps de présenter les enjeux et les personnages à travers différentes scènes à la limite de l’intimiste. Durant le film, les singes sont mis en avant avec subtilité et bénéficient de beaucoup de charisme (César, l’Orang Outang, Koopa…). On y développe brièvement la notion de civilisation, de famille et d’amour chez les singes. J’ai été agréablement surpris de découvrir que la plupart des singes du premier épisode étaient présents. Les humains quand à eux sont traités avec plus de retrait (avec des persos plus fades, la faute aux acteurs ?) Mais ça marche quand même: on à du mal à souhaiter l’affrontement, car on éprouve de la sympathie pour les deux camps. Et oui, même ces gros connards d’humains méritent de vivre. Dans cette première partie -centré sur les personnages- on oublie totalement la technologie qui anime les singes, en ce sens le film est très immersif et on peut saluer une fois de plus le boulot des acteurs et de Weta Digital.

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Et quand l’affrontement se montre imminent, on espère secrètement qu’il n’en sera rien tant les conséquences seraient lourdes. Pendant bien…cinq secondes ! Parce que bon, on veut vraiment voir la scène épique bourré de CGI que nous a promis le trailer ! Faut que ça fighte ! Faut qu’il y ai une charge à cheval (en dépit de tout bon sens, mais bon, ON S’EN FOU !) Et cette scène de charge est à la hauteur des espérances ! A partir de ce point culminant, le reste du film est plus classique et porté sur l’action. Et tout est au top; Les effets spéciaux sont monstrueusement bien foutus, et certaines séquences valent vraiment le détour. (Par contre j’ai pas du tout retenu la musique. Et vous ?)

Je fus vraiment surpris, parce que j’avais détesté  Cloverfield  du même réalisateur, et sur ce film, son sens de la mise en scène m’a vraiment séduit. Y a des cadrages vraiment jouissifs. Plus étonnant, de la violence émane de cet épisode. Sans être choquant, ce que nous montre « L’affrontement » n’est pas ce que l’on peut appeler une guerre propre, et le scénario dénonce clairement une certaine forme de bellicisme. Le troisième acte quand à lui, est un peu décevant, mais ne gâche pas le film pour autant (J’ai fortement pensé à Spiderman 3…) Seul un sentiment désagréable de « film de transition » nous restera en travers de la gorge, en particulier à l’écoute des dernières répliques. On pourra également regretter le manque d’ampleur concernant l’échelle du conflit.

Sans être forcément un chef d’œuvre du genre, ce Dawn of the Planet of the Apes  est un bon blockbuster, qui se paye le luxe d’être intelligent et bien filmé. Et rien que pour ça, ça vaut le coup déjà !

Le verdict: BIEN SYMPA

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