American Bluff (critique)

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American Hustle est un film américain réalisé par David O’Russel, avec Christian Bale, Amy Adams, Jennifer Lawrence, Bradley Cooper et Jeremy Renner. Ce film se déroulant dans les années 1970, s’attarde sur les méfaits d’un couple de faussaires. Le film tourne autour du théme du mensonge et de l’escroquerie.

Ayant beaucoup aimé le mal nommé « Hapiness Therapy » (ici pour lire ma critique) je pensais vraiment que ce American Bluff (American Hustle en VO) serait au moins aussi bon. Au final, on à le droit à un film sympa, mais qui est loin de me convenir totalement. Le casting est bon et semble s’éclater (mais presque trop en fait) donnant l’impression que chaque acteur se fait plaisir avant tout. Un vrai délire capillaire ! Il suffit de voir Christian Bale, excellent dans le film avec sa coupe de cheveux improbable et son allure de beauf ! La réalisation est soignée, les costumes et décors sont vraiment tops, mais le scénario pêche sensiblement par son manque de surprises. On a le droit au bon vieux coup de l’agent de la CIA, qui fait bosser des criminels pour en piéger d’autres, tout en se battant contre sa hiérarchie. On a déjà vu ça 100x avec le même traitement. De même, le twist final n’est pas franchement très original (surtout que le film porte sur des escrocs)

Néanmoins, j’ai bien aimé la narration croisée (voix off partagée entre tous les protagonistes) et la mise en scène (avec ces zoom particuliers sur les protagonistes) ainsi que l’ambiance, le charme des USA en pleines années 70 fonctionne bien. American Bluff se laisse regarder, mais se laisser aussi rapidement oublier. Je retiendrais à titre personnel Amy Adams (bave…), plus hot que jamais dans ce film, mais c’est assez anecdotique. Un bon décolleté ne faisait pas un chef d’œuvre. Sans être ridicule, jamais ce film n’aurais pu prétendre à l’Oscar cette année. Le film est correct, il manque clairement quelque chose.

Le Verdict: PAS MAUVAIS

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[Critique] Mission Impossible 4

MI4

Voyez vous, moi et les films français, ça n’a jamais été une grande histoire d’amour. Ainsi, je n’ai pas été me ruer dans les salles obscures pour voir Intouchables ou ce genre de productions (malgré Audrey Fleurot, belle comme tout) Parce que voir la maladie, les drames sociaux, l’humour populaire et les histoires de couples à Paris, ça ne me branche pas. Aller au cinéma voir la tête déconfite de Jean-Pierre Darroussin à l’aube du suicide, non merci.

Néanmoins, je mentirais grossièrement si je me faisais passer pour quelqu’un qui n’aime pas les clichés dans le cinéma. Si rechercher quelque chose d’original est toujours une priorité pour moi, je ne suis jamais contre me regarder un métrage pas forcément intello et qui me fait passer un bon moment. J’aime justement la saga Mission: Impossible pour son coté pop corn (depuis le film de John Woo) et parce ce qu’elle offre de bons films d’action espionnage. Après avoir aimé le très critiqué Mission Impossible III de JJ Abrams, je me suis décidé à aller voir Mission Impossible: Ghost Protocol. Parce que je sais que ça va péter, et qu’il y aura de la castagne bien ricaine !

Cette fois réalisé par Brad Bird (Les indestructibles, Ratatouille) le film se montre terriblement efficace. Niveau scénario, c’est vraiment le top du top…des GROS clichés ! Surfant sur la nostalgie de la guerre froide, le film nous place dans un contexte de guerre nucléaire éminente entre les USA et l’URSS…euh, la Russie. Pourquoi ? Et bien, la bande d’Ethan Hunt et ses amis se sont introduits dans le Kremlin dans le cadre d’une mission, au même moment ou une bombe est activé dans le bâtiment ! Du coup pour la Russie, c’est un coup des ricains, et l’agence Mission: Impossible est désavoué par le gouvernement fédéral. Elle passe en mode « Protocole Fantôme »

Accusé d’un crime qu’ils n’ont pas commis, les derniers membres de l’agence vont prendre tous les risques (désolé, j’avais vraiment envie de la faire) afin de retrouver le véritable auteur de toute cette pagaille. Ethan Hunt (Tom Cruise) est désormais épaulé sur le terrain par Benji Dunn (Simon Pegg) Jane Carter (Paula Patton) et William Brandt (Jeremy Renner). Fini le coté « Tom Cruise contre le reste du monde », parce que cette fois ci, le film est vraiment plus proche de la série TV que tous les autres opus: c’est vraiment le travail d’une équipe. Ainsi Simon Pegg apparait presque aussi longtemps que Cruise à l ‘écran. Vraiment un bon point, car on se retrouve plus dans une ambiance Mission Impossible

Évidement Tom Cruise est toujours LA star, et demeure le pilier de l’équipe, mais je l’ai toujours trouvé très convainquant dans ce types de rôles. Ca va peut être vous choquer, mais j’aime bien cet acteur, et je me contrefous totalement de sa vie privée ou de ses croyances religieuses. Je précise cela, car j’ai lu beaucoup de critiques débiles sur le sujet. Ok, il a pris un bon coup de vieux, mais à quasiment 50 ans, il assure vraiment dans les cascades et donne quelques beau moments de bravoure au film.

Simon Pegg quand à lui est vraiment marrant et assure la touche comique du film…Touche comique, qui est très présente dans MI4. Il y a beaucoup d’humour, sachez le. Mais c’est rarement lourd. C’est un plus pour le film qui le rends plus agréable à suivre, mais irrémédiablement moins sérieux pour le coup. L’histoire est donc bidon, mais elle est plutôt bien mise en scène (les séquences à Dubaï sont impressionnantes !) avec des bons acteurs et un cocktail action-humour bien dosé. Les effets visuels sont plutôt bons et si la plupart des scènes sont surréalistes….Pff, peu importe, je les ais trouvés agréable à voir.

Concernant les défauts de MI4, je dirais que le concept de Protocole Fantôme, pourtant l’une des principales attractions du scénario, n’est pas du tout exploité. En gros, l’équipe est sensé être isolé de tous et recherché par la CIA et compagnie…Bah au final, ils se déplacent comme ils veulent et on à leur disposition. des tas de gadget high tech Ok, les missions déconnent quasiment tous et il y a plus d’imprévus, mais vraiment, ce Protocole fantôme n’est pas la clé de voute du film. De plus, j’ai trouvé que le rythme du film tombait un peu à plat au 2/3. Et que le final, censé être le plus impressionnant dans ce genre de métrages, est ici bien plat malgré l’enjeu. Certains moments sont involontairement comiques, comme le discours du président russe pour justifier la guerre nucléaire, assez hilarant. Enfin, on en attendait peut être plus de Brad Bird, pour son premier film live. C’est très carré, très efficace, mais sans grande pointe de génie. Dommage pour un type qui à signé une des meilleures production Pixar.

Au final, Mission Impossible : Ghost Protocol est un bon divertissement (un de plus !) La prochaine fois, promis, je vous donne une critique négative d’un film.