Pourquoi je ne passe pas (encore) à la next-gen

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«Tiens donc, toi qui aime les jeux vidéos, t’a pas encore une nouvelle console ? » Étonnamment, pour le moment, la next-gen (comprenez PlayStation 4 et Xbox One) ne m’intéresse pas tant que cela. Pourtant, en 2007, j’étais parti travailler à la sueur de mon front à Rupture Farms (ou tout comme) pour me payer ma première PlayStation 3, que je désirais ardemment. Je me sentais minable avec ma vielle console et j’étais émerveillé par les graphismes et les possibilités des nouvelles machines (et la propagande des constructeurs !) Aujourd’hui, rien ne me donne envie de « sauter le pas ».

Voila pourquoi je ne passe pas encore à la next-gen :

Les premiers se font toujours entuber.

On ne le dira jamais assez mais les premiers acheteurs payent souvent les pots cassés. A chaque générations, les éditeurs nous promettent des consoles fiables, et quelques mois plus tard, c’est généralement l’hécatombe. Je me souviens qu’a la sortie de la PS3, des sites l’avaient foutus dans un congelo, dans un four pour tester sa résistance incroyable. Et la machine fonctionnait encore ! « Increvable cette console, merci Sony !» s’écriaient quelques fanboys, le portrait de Ken Kutaragi tatoué sur le cul. Deux ans plus tard, ma PlayStation 3 payée 600 euros faisait un Yellow Light Of Death. Et les fanboys me disaient sur les forums « Soit tu mens, soit t’a maltraité ta console » Sympa. Sans compter les grosses baisses de prix dès la première année qui me faisait regretter de l’avoir pris si tôt. Que l’on ne me dise pas que cette fois, « Les constructeurs ont compris, les consoles sont fiables». Quand on voit que aujourd’hui encore, Sony fait tout pour garantir son matériel un an seulement au lieu de deux…

Un fossé générationnel pas si grand

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« Non mais la c’est les jeux de première génération, attends de voir quand la console sera maîtrisée» Oui et non. Personnellement, j’ai trouvé dès le départ que le fossé graphique 128 bits – Génération HD était vraiment immense. J’ai pris de vrais claques avec des jeux comme MotorStorm (les effets de boue!) ou Gears of War (la découverte des shaders ) Ici, la PS4 et la Xbox One propose de belles choses, mais rien de comparable, on est pas face à une révolution. C’est vraiment l’amélioration de tout ce que l’on connaît déjà, sans réelles grosses nouveautés technologiques. La marge de progression technique sera également moins importante qu’a l’époque de la PS3. De même, à l’époque de la Xbox360 on avait l’impression (naïve !) d’avoir un PC dans notre salon. On pouvait lire nos vidéos, nos images, notre musique, aller sur le web. Cela représentait un changement radical avec la génération précédente qui présentait à peine un menu pour les options. Et la console était réellement connectée (bien plus qu’avant, j’entends) La PS4 et la Xbox One n’apporte aucune révolution à ce sujet, c’est le même écosystème et le prolongement de la gen précédente (mêmes systèmes de récompenses, même features, menus très proches…) Dans le cas de la Xbox One, le menu est quasiment le même. Je suis donc logiquement moins séduit.

Ou sont les jeux ?

J’achète une console quand de bons jeux sortent dessus. Pour le moment, je n’ai pas vu de quoi faire sauter une braguette. Les joueurs Next Gen que je connaissent passent plus de temps à s’astiquer sur des remasters que sur des jeux inédits. Ou jouent à…FIFA ! Payer 400 euros pour jouer à des jeux que j’ai déjà, avec trois poils de cul en plus ne me fait pas plus rêver que ça. J’attends donc au moins la sortie The Witcher 3 pour me décider à prendre une PS4.

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On est pas si mal sur Old Gen !

Je pense avoir joué à tous les gros jeux de la old gen, mais je suis encore loin d’avoir tout terminé ! Sur Xbox 360, j’ai par exemple adoré The Saboteur, qui n’est pas un « grand jeu » pour la presse et la majorité des joueurs. J’ai également beaucoup acheté de titres sur cette old gen, et je n’ai pas envie de tout foutre au placard. Évidement, je sais bien que je pourrais très bien «rebrancher la console et y jouer à nouveau » si le cœur m’en dit. Mais je regarde mes pauvres jeux PS2 que je n’ai pas utilisé depuis la mort de ma PS3 rétrocompatible..Je me doute que le destin de mes jeux Xbox360 / PS3 sera le même. Et je sais également que si je commence à jouer à sur next gen, ma centaine de jeux « périmés » ira moisir au fond d’un carton pour l’éternité. Je préfère donc continuer de « rentabiliser » la gen précédente tant qu’elle m’attire encore. Je m’amuse encore dessus et je n’ai pas encore l’impression de faire du retro-gaming. Donc, ça va. Et j’ai encore des dizaines de jeux à faire ou à terminer.

La next-gen rends con ?

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Ce sous titre est un peu provocateur, mais il résume bien ma pensée. Depuis la sortie de la PS4 et de la Xbox One, il ne se passe pas un jour sans un article de presse parlant de 1080p, de 60fps…Si je suis tout à fait d’accord pour dire que la technique pure à son importance (je regrette justement le manque de fossé entre les deux générations !) on en arrive souvent à lire des choses débiles. La guerre des consoles est alimenté en permanence par des techniciens du dimanche, fanboys aveugles et journalistes qui nous vendent certains jeux « useless » mieux que les éditeurs eux même ! Les early adopters tente de se rassurer après avoir craché plusieurs centaines d’euros et hurlent partout sur le web. Moi je reste totalement halluciné par le nombres de gens qui ont fini The Last of Us il y a moins d’un an et qui vont RACHETER le jeu plein pot. Avec le sourire, évidement «Merci Naughty Dog pour cette superior version » Parce que bon, 1080p – 60fps quoi ! Heureusement, ce climat de crétinerie s’atténue logiquement quand les machines «next gen » se banalisent.

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Loading et écrans de chargement dans le jeu vidéo

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Depuis l’avènement du support CD avec la génération PlayStation / Saturn, les fameux « écrans de chargements » se sont incrustés dans tous nos jeux favoris. Alors que le joueur lambda ne veut qu’une chose: jouer le plus rapidement possible, ces écrans sont la pour nous inviter à patienter pendant que le jeu se charge. Le temps semblait alors interminable ! (Genre, Duke Nukem Forever !)

Mais cet article, lui, sera court.

« Loading » Ce mot énigmatique m’avait marqué étant enfant, car je le voyais écrit un peu partout dans mes jeux sans savoir ce qu’il signifiait vraiment. J’imaginais que c’était un truc du genre « Attendez longtemps» et je le prononçais « Loi Dingue ». On l’a un peu oublié, mais sur Psone, les temps de chargements étaient vraiment très longs. Mais longs ! C’était toujours la grande angoisse, car on ne savais pas si le jeu chargeait vraiment ou si le cd avait planté !

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Souvent en plus, l’écran n’inspirait pas confiance : c’était un fond simple, avec le fameux « Loading » inscrit de manière sobre et tout juste une petite animation. Ensuite, les barres de chargements se sont démocratisés, permettant d’attendre plus sereinement en suivant la progression. Ces barres étaient d’ailleurs souvent constitués de jolies dégradés fluos (?) De temps en temps, les développeurs s’autorisaient quelques folies : remplacer la barre par un cd, une horloge, une roue de skate ou par n’importe quel truc qui tourne. Ces screens, pas forcément très appréciés à l’époque, sont pourtant devenus cultes avec le temps. Faut dire, on a passé un certain temps à les regarder !

Comment ne pas se souvenir avec nostalgie des écrans de chargements des Tomb Raider par exemple, constitués d’artworks du jeu ? L’écran « paysage » qui présente traditionnellement une belle image du niveau à venir reste à l’heure actuelle, un grand classique du genre. C’est toujours efficace, et comme ça le dev’ ne se foulent pas trop. Un screenshot de la mission, et hop ! Il existait tout de même des exceptions, comme les loading screens de Resident Evil, qui, en nous présentant une porte animée, se servaient de la contrainte technique pour renforcer l’immersion.

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Pour rester dans l’artistique, difficile de ne pas citer les dessins présents dans les épisodes de Grand Theft Auto, qui permettait d’apprécier -en musique- le talent du dessinateur de chez Rockstar North. On était alors instantanément mis dans l’ambiance à la vue des personnages ! (J’aimais nettement moins l’écran de chargement qui s’imposait à nous quand on rentrait dans un bâtiment cela dit !)

36689Bien souvent, l’écran de chargement permettait aux développeurs de présenter le niveau à venir (les jeux de courses) ou à présenter quelques légers éléments du background (Bioshock, Mass Effect 2) Je me souviens du loading screen de SSX Tricky, qui avait l’intelligence de nous proposer des des informations en lien avec notre personnage (fiche personnelle, rival actuel…) A partir de la PS2, les écrans de chargements se sont souvent retrouvés dédiés à l’information : rappel des touches, astuces de jeux, etc…A l’instar de Mirror’s Edge, qui en profitait pour présenter divers éléments de gameplay.

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Les jeux récents (Génération HD) ont amenés certains développeurs à tenter de rendre un peu plus vivant ces écrans de chargements. Une évolution naturelle due à la puissance des machines.

Certains de ces écrans sont même devenus partiellement interactifs, à l’instar de Budokai Tenkaichi 2 ou le chargement intégrait un mini-jeu. Dans Assassins Creed par exemple, le joueur gardait le contrôle du personnage pendant le chargement. Du coup, le joueur était libre de faire le con avec Altaîr au lieu de fixer bêtement l’écran. Mais au final, ça restait quand même chiant. L’intention était louable, certes. Ce concept a d’ailleurs un peu évolué par la suite : Dans les derniers FIFA, le joueur peut désormais marquer des buts dans la fameuse arène et essayer des gestes techniques, et dans Bayonetta, on peut profiter de la zone de chargement pour perfectionner ses combos. Et j’ai presque envie de mettre les fameux ascenseurs de Mass Effect 1 dans cette catégorie d’ailleurs.

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Je voudrais aussi citer l’orignal écran de chargement de Killzone 2, qui bougeait en fonction des mouvements de la Sixaxis (rien ne laissait présager l’immonde menu du 3eme volet). C’est un détail plaisant, qui rendait le tout peu classique. Les loading screens d’Heavy Rain étaient bien sympa également, et présentaient au joueur des gros plans sur les modèles 3D des personnages. On appréciait alors pleinement le rendu graphique du jeu. Le plus marquant dans l’histoire récente reste l’écran de Metal Gear Solid 4, qui montrait Old Snake en train de fumer une cigarette tandis que des recommandations -d’un ton décalé- s’affichaient à destination du joueur. Genre « Fumez, c’est mal » ou « Arrêtez de jouer si vous êtes fatigués » Vraiment original, même si à la longue, ça tapait sur le système car le jeu chargeait énormément ! Par contre, carton rouge pour les Uncharted j’ai toujours eu l’angoisse de l’écran noir avec un truc qui tourne en boucle depuis la PSX ! Certes, il n’y a qu’un chargement dans tout le jeu, mais quand même !

mgs4p3216A l’aube de la next-gen, mon petit doigt me dit qu’on risque de voir disparaitre progressivement ces écrans de loading.  Et vous, avez-vous étés marqués par certains écrans de chargements ?

Mon avis (mitigé) sur le PlayStation Plus

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J’ai testé pour vous le PlayStation Plus. En effet, il y a quelques mois, Sony à proposé à de nombreux internautes de profiter du service PlayStation Plus gratuitement durant un mois. Appréciant décidément tout ce qui est gratuit (je prends TOUT, même les accessoires d’avatar Xbox -genre des chaussettes pour votre personnage-) j’ai sauté sur l’occasion.

Pas de bol, avec la politique dégueulasse de renouvellement automatique pratiqué par un tas d’entreprises actuelles, je me suis retrouvé (malgré moi) inscrit pour trois mois supplémentaires. Dans ce cas précis, Sony ne s’est pas privé de piocher les pièces d’or manquantes directement depuis mon compte bancaire. Cet abonnement forcé prends désormais fin, voici mon avis (et j’ai désactivé ce foutu renouvellement automatique, évidement)

Avant toutes choses j’aimerais vous dire que je trouve le concept du PlayStation Plus vraiment sympa sur le papier: pour 60 euros/an vous avez accès à un tas de jeux complets, plutôt récents (comme Dead or Alive 5 sorti en septembre dernier) et de bonnes réductions sur le PlayStation Store. Les jeux « gratuits » sont des locations, dés que tu ne paye plus, ils ne sont plus accessibles. C’est donc à la fois intéressant pour les gamers plutôt modestes et aussi pour les gros acheteurs. Le seul problème c’est que je n’ai quasiment pas utilisé ce service ! Du coup, je n’en tire pas forcément un bilan positif.

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Cet échec dans mon utilisation du PlayStation Plus s’explique pour quelques raisons. Pour commencer, je suis vraiment attaché à la possession d’un jeu. Cela peut paraître débile, mais j’ai souvent du mal à m’investir dans un jeu (le finir, y passer du temps) quand il ne m’appartient pas. Ca doit être psychologique et lié à l’acte d’achat. Par exemple, je me souvient qu’un pote m’avais prêté GTA San Andreas dans ma folle jeunesse, et en un mois j’avais quasiment rien fait du jeu. Et j’étais même pas sorti de la première ville. Quelques mois plus tard, je l’ai racheté et j’y ai passé plus de 60 heures à le finir en long et en large. Quand tu achète un jeu, tu as tendance à vouloir « rentabiliser » ton achat (sauf pour les collectionneurs qui se branlent sur un jeu sous cellophane sans l’ouvrir) Ici, il y avait disponible « gratuitement » tellement de jeux que submergé par l’offre, je n’avais même pas la motivation de télécharger un jeu : déjà parce que c’est long (16go+serveurs en mousse de Sony) d’autre part parce que ce n’est qu’une location.

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Et là, le facteur « temps » fini aussi par jouer : Tu sais qu’il te reste X mois pour finir le jeu. Sans quoi il ne sera plus accessible. Et personnellement, cet aspect « compte à rebours » me tue l’envie de jouer d’avance . J’imagine que le type inscrit pour 3 ans au PlayStation Plus ne le ressent pas, mais quand tu ne prends que quelques mois c’est autre chose. Quand j’achète un jeu, je me dis que je pourrais le continuer « quand j’en ai envie ». Je commence un peu le jeu, puis 6 mois plus tard j’ai une grosse envie de m’y remettre et je le lance. Et il m’arrive de ne pas jouer à la console pendant des semaines : par manque de temps. Là, je me dis constamment : « c’est ce week end ou jamais si je veux jouer à Okami HD, après c’est fini ». Et j’aime pas trop me sentir obligé de faire un truc à un moment donné.

Du coup, j’ai téléchargé en 4 mois très peu de jeux « gratuits ». Pire y a des jeux qui me fonds envie à l’achat comme God of War HD collection, qui était disponible sur le PlayStation Plus et que je n’ai même pas téléchargé ! J’attends de prendre la version boite ou une version dématérialise  « à moi » pour y jouer. C’est probablement un peu con comme raisonnement, mais c’est comme ça.

Au final, ce « formidable service » me parait un peu trop superflu, alors que j’ai déjà beaucoup de jeux en cours et trop peu de temps à consacrer au gaming. Quand aux réductions, elles sont généralement intéressantes (elles se cumulent aux réductions « classiques ») mais cela ne vaut sans doute pas le prix d’abonnement, sauf pour les gros gros gamers. Le gamer lambda n’aura à mon sens pas le temps ou l’envie de profiter pleinement du service.

Et vous, que pensez vous du PlayStation Plus ?

Sauvegardes et jeux vidéo

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C’est un détail et pourtant, les systèmes de sauvegarde ont radicalement changés notre manière de jouer

On dit souvent que le jeu vidéo, c’était mieux avant (certains disent même ça des démos…) mais foutaises ! Calomnie ! Spoliation ! Les jeux d’antan étaient pour la plupart d’une difficulté extrême, codés pour être terminés par de rares élus (qui accédaient ainsi à un niveau d’existence supérieur) Peut être dans un but à caractère eugénique, afin que les illuminatis puissent faire le tri entre l’élite et le petit peuple. #complot.

Même un otaku gavé de Redbull pouvant terminer en mode very hard Dark Souls la tête en bas avec des gants de boxe, pleurerait de douleur devant un tel sadisme orchestré en format midi. Il y avait des jeux comme Alex Kidd in miracle world (Master System) ou l’on doutait même que les concepteurs du jeu eussent réussi à le finir un jour. Le monde merveilleux de l’écran Game Over. C’est un jeu pour les gamins, ça ?

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Et les chères têtes blondes que nous étions, devions malheureusement se contenter d’une telle offre. Certains, à la récré, pour impressionner les plus jeunes, prétendaient même avoir terminé les Schtroumpfs sur Megadrive (mais c’était les même qui disaient ensuite que le code pour voir Lara Croft à poil fonctionnait)

(J’ai essayé, ça marche pas)

Avancer dans les niveaux représentait alors une odyssée dangereuse, un véritable combat entre l’intellect humain en ébullition et la perfide machine, froide et impitoyable, riant de nos vaines tentatives. Pourtant parfois, le miracle se produisait : on arrivait à avancer dans le jeu. La concentration était énorme une fois passée le troisième niveau. Pas le droit à l’erreur. Une heure…deux heures de jeu. La tension. Même les acariens retenaient leur souffle. Et croisaient aussi leurs petites papattes. L’exploit était proche.

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Quand finalement mon père appelait « A table ! »,nous renvoyant à la dure réalité (celle ou l’école existe) Et, voyant  que nous n’arrivions pas, débarquait alors dans le salon….Vite, si vite… pour éteindre D’ UN COUP SEC la Master System ! Devant nos yeux médusés de gremlins. Minute de silence, puis hurlements. Cri de désespoir et de rage envers le monde. Pourquoi, pourquoi tant de haine !? Et mes parents concluaient alors : « C’est les jeux vidéo ça les rends fou !»

Parce qu’il faut bien comprendre : il n’y avait pas de système de sauvegarde à l’époque. On pouvait pas se dire « Pas grave, je continuerais la prochaine fois ! » C’était grave ! Toute ta progression, toute ton épopée, foutue…fou-tue. Tout à refaire ! Et c’est notamment à cause de ce point de détail (pas de système de sauvegarde) que les jeux paraissait si difficile et inaccessibles.

Heureusement, certains titres ont progressivement permis aux joueurs du monde entier de découvrir l’autre coté du miroir. A cause du manque de mémoire embarquée sur nos machine, il fallut d’abord se contenter du système de password.

En effet, via l’utilisation de différents mots de passe, on avait la possibilité de charger n’importe quel niveau d’un jeu. On pouvait ainsi découvrir les derniers niveaux (souvent horriblement durs) que l’on aurait jamais pu atteindre autrement. Je me souviens, sur PC, mon cousin Cédric avait même un grand classeur ou était recensé tous les mots de passe de ses jeux DOS (Aladdin, The Lion King, Dune…) C’était important. De nos jours, le seul password qu’on te demandera, c’est celui de ta Mastercard.

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Assez rapidement après cette période, le PC proposa un vrai système de sauvegarde : on pouvait enregistrer sa partie à volonté. Mais ce système, qui peut paraître ultime, avait quelques ratés. Surtout quand on se mettait à confondre la touche « charger » et la touche « sauvegarder » ! Ainsi, dans Tomb Raider, je me souviens que mon frère avait voulu recharger sa partie après un mauvais saut. Pas de bol, il utilisa la touche sauvegarder. Ainsi, la partie fut foutue et on était condamné à voir Lara se viander lamentablement au sol après un saut de 30 mètres. Zut. Mais c’est pas trop mon truc, le PC. Revenons sur consoles de salon.

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La génération 16 bits généralisa l’option de la sauvegarde (Megadrive, SNES…via la cartouche de jeu). Mais je ne me souviens plus tellement de cette période en tant que gamer. Une fois sur PSone (32 bits), Sony Computer eu l’idée géniale de proposer une chose qui allait devenir un objet culte pour de nombreux joueurs : la carte mémoire Sur cette carte magique, il y avait 15 blocs disponibles pour sauvegarder notre progression dans les jeux. Malheureusement, la carte se remplissait bien vite, puisque rares étaient les jeux qui ne demandaient qu’un seul bloc de mémoire. Il fallait donc sauvegarder, mais avec parcimonie.Le gros dilemme : quand un pote te prêtait un super jeu qui demandait « trois blocs requis » et qu’il ne t’en restait que deux. « Bon, je supprime ma sauvegarde de 90 heures de Final Fantasy VIII ou mes 99% sur Gran Turismo ? »

Et à l’époque, il fallait encore sauvegarder. Réaliser l’action d’enregistrement, que la machine ne pouvait encore pas faire toute seule (maintenant, il y a beaucoup d’auto-save) Il existait bien des systèmes de check-points (comme dans Crash Bandicoot) mais pour sauvegarder durablement, il fallait passer par un menu spécial ou un lieu spécial un peu tranquille. L’écran de la Warp Room dans Crash, la machine à écrire dans Resident Evil, l’appel de Codec dans Metal Gear Solid. Ne pensez pas que c’était le grand luxe pour autant : certains développeurs avaient l’idée débile de limiter le nombre de sauvegardes possibles, via la collecte de cristaux par exemple (Tomb Raider III) Histoire de continuer à être sadique. « – Tiens, on va bien les faire chier, dans notre jeu, les joueurs vont devoir gagner le droit de sauvegarder ! »

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Dans de nombreux jeux, il y avait aussi des « points de sauvegarde » une sorte de borne spéciale à l’intérieur du jeu, cassant généralement toute immersion (un gros truc lumineux dégueulasse qui se voit à quinze mètres) Une franchise comme God of War continue d’ailleurs d’utiliser ce principe. J’ai un mauvais souvenir de ces bornes de sauvegarde d’ailleurs. Je me souviens dans Final Fantasy X (dédicace à la confrérie du short asymétrique) avoir passé des heures à faire du farming pour améliorer mes personnages. Et au moment de sauvegarder, à moins de deux mètres du point de save’, je me faisait attaquer par un misérable ennemi. Genre, un lapin nain rose armé d’un gland. « Ah ah, il croit me menacer, ce vulgaire rongeur kawai, il est mignon »

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(Point de sauvegarde, dans Final Fantasy XII)

Et, finalement par un mauvais concours de circonstances, ce dernier butait tout mes persos en trente secondes avec sa botte secrète. Fin de la partie. Game Over. WHAT ? Et oui, dans le cul, tes heures de farming ! Et là, la machine jubile. Il fallait sauvegarder plus souvent ! Le genre de #fail qui donne envie de tuer des bébés pandas à l’arbalète mongole devant des mecs de chez Greenpeace quoi. De plus, ces bornes étaient souvent mal positionnés. Dés fois, tu avais quinze points de sauvegarde répartis dans lieu banal genre « La ville des bonbons » et des fois, tu te tapait dix boss à la suite, tous prêts à te violer par tous les orifices, et impossible de sauvegarder entre les combats ! (Et impossible de s’assoir aussi) La rage pure et simple !

A l’époque des disques durs de 1 to et des sauvegardes automatiques, je reste traumatisé par mes jeunes années de joueur. Ainsi, pour chaque jeux, j’ai tendance à créer une sauvegarde dés que je fais trois pas virtuels. Pour MGS4 par exemple, je jongle avec vingt cinq sauvegardes ! De même, certains jeux sont devenus bien trop faciles (Prince of Persia) car le système de sauvegarde gâche tout challenge. Mais ça n’empêche pas pour autant la perfide machine de parfois prendre sa revanche sur l’homme, en souvenir du bon vieux temps.

Dédié aux sauvegardes corrompues et aux disques durs qui lâchent sans crier gare.

(Voir aussi la fiche Wikipedia dédiée aux sauvegardes dans le jeu vidéo.)